| La réalité géographique_____________ |
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Sans existence administrative, le Gâtinais a toujours continué à avoir une réalité géographique économique et humaine. Dernièrement on a souvent fait référence à une liste de communes gâtinaises utilisée par l'Insee et plus largement par le monde agricole. C'est pourquoi on ne retrouve ni Montargis ni Nemours dans cette liste de communes gâtinaises. D'autre part il a été fait une délimitation parfois discutée entre Gâtinais et Puisaye, là où les limites sont assez nuancées.
On constate d'ailleurs que la géographie naturelle ne peut se servir que partiellement à délimiter le Gâtinais. En effet la réalité historique gâtinaise a rassemblé sous un même comté un Gâtinais de l'est et un Gâtinais de l'ouest dont les paysages et les terrains sont sensiblement différents. La géographie agricole consacre cette division entre Gâtinais de l'ouest et Gâtinais de l'est. La parenté naturelle est plus forte entre le sud-Gâtinais et la Puisaye qu'entre le sud-Gâtinais et le Gâtinais occidental. L'attraction économique des villes, les flux de circulation et les habitudes de consommation confirment bien l'existence d'une réalité gâtinaise au-delà des frontières départementales ou régionales officielles, mais sans donner pour autant des limites facilement identifiables. C'est pourquoi les spécialistes qui reconnaissent la réalité gâtinaise préfèrent aujourd'hui opter pour une délimitation à géométrie plus ou moins variable. Le Gâtinais de la fin du XXème siècle est un espace que l'on situe et dont on connaît les caractéristiques, mais sans lui donner un contour rigoureux. La logique géographique, humaine et économique conduit en outre à associer le Gâtinais à un autre pays dont la dénomination est restée aussi très vivace: la Puisaye. Le document qui fait référence actuellement pour définir le Gâtinais (1)
s'appuie sur les logiques économique, géographique, historique et humaine pour aboutir à un Grand périmètre Gâtinais-Puisaye qui Semble effectivement cohérent. Au nord le Gâtinais commencerait en bord de Seine vers Saint-Fargeau-Ponthierry. A l'ouest il descendrait par la vallée de l'Essonne et pousserait jusqu'à la Juine, avant de venir 1onger1a forêt d'Orléans. On parvient ensuite à la rive nord de la Loire, que l'on quitte en direction de Lavau et des collines de Puisaye. Ensuite on remonte par la vallée du Tholon et la rive gauche de l'Yonne. |